Article · 2026-05 · par Suzie Mondésir

Cinq pratiques concrètes de leadership inclusif

Le leadership inclusif se construit dans les gestes quotidiens, pas seulement dans les déclarations d’intention.

Le leadership inclusif repose sur des comportements observables et reproductibles, pas sur une disposition naturelle ou un don. Voici cinq pratiques que Suzie Mondésir distille de son expérience auprès de grandes organisations et de sa recherche sur l’équité.

1. Vérifier activement qui parle et qui se tait

En réunion, les personnes issues de groupes sous-représentés prennent moins souvent la parole, et leurs contributions sont plus souvent interrompues ou reprises par d’autres sans crédit. Un leader inclusif observe ces tendances, crée des espaces de parole explicites (tour de table, question directe, clavardage écrit simultané) et reformule les idées ignorées en les attribuant clairement.

2. Standardiser les critères d’évaluation avant de voir les candidatures

Les biais d’évaluation s’activent quand les critères restent implicites. Définir par écrit ce que l’on cherche (compétences, comportements, exemples attendus) avant de lire les CV ou d’évaluer les performances réduit considérablement l’influence des préférences inconscientes. C’est l’une des interventions les plus solides documentées en recherche.

3. Demander un retour sur sa propre inclusion

Un leader inclusif sait qu’il a des angles morts. Il pose directement la question à ses collaborateurs, en particulier à ceux qui pourraient hésiter à le faire spontanément : « Y a-t-il des moments où vous avez eu l’impression que votre point de vue n’était pas entendu ? » Ce geste rompt l’asymétrie de pouvoir et génère des informations que les sondages anonymes ne captent pas toujours.

4. Nommer l’exclusion quand elle se produit

Le silence face à une microagression ou à une blague de mauvais goût envoie un message. Le leader inclusif n’a pas besoin d’un long discours : une remarque brève, calme et précise suffit. « Je ne pense pas que ce commentaire corresponde à ce qu’on vise ici. » Cette pratique protège les personnes ciblées et signale aux autres que la norme est sérieuse.

5. Mesurer, pas seulement déclarer

Les intentions sans indicateurs restent des vœux. Un leader inclusif met en place des sondages d’inclusion après l’embauche, suit le taux de promotion par groupe et analyse les entrevues de départ. Ces données permettent d’ajuster la stratégie plutôt que de la reconduire par habitude.

Pour approfondir ces pratiques, explorez les formations de Suzie Mondésir sur le leadership inclusif ou contactez-la pour un accompagnement personnalisé.

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