Article · 2026-05 · par Suzie Mondésir

Écriture inclusive : par où commencer

L’écriture inclusive devient accessible dès qu’on la traite comme une démarche de lisibilité, pas comme une contrainte grammaticale supplémentaire.

L’écriture inclusive vise à représenter toutes les personnes dans le langage sans alourdir la lecture. La bonne nouvelle : les techniques les plus efficaces sont aussi les plus simples.

Commencer par les formulations neutres

Avant d’ajouter des marques de doublement, la première question à poser est : peut-on reformuler avec un nom épicène ou un terme générique ? « Les membres de l’équipe » plutôt que « les employés et les employées ». « Le personnel » plutôt que « les travailleurs et les travailleuses ». « La direction » plutôt que « les dirigeants et les dirigeantes ». Ces reformulations s’appliquent dans la majorité des contextes professionnels, elles sont lues sans friction et elles incluent naturellement les personnes non binaires.

Choisir une convention de doublement cohérente

Quand le terme épicène n’existe pas et que la visibilité de genre est pertinente, le doublement complet reste la forme la plus accessible : « les candidats et les candidates ». Le point médian (« candidat·e·s ») est reconnu dans certains contextes mais pose des défis de lecture orale et de compatibilité avec les lecteurs d’écran. Si votre organisation l’utilise, assurez-vous de tester la lisibilité avec les personnes concernées, y compris celles qui utilisent des technologies d’assistance.

La règle la plus importante : choisir UNE convention et l’appliquer de façon cohérente dans tout le document ou la politique. L’incohérence est le premier signal d’une démarche non aboutie.

Adapter selon le support et l’audience

Un courriel interne, une politique RH et un appel d’offres public n’ont pas les mêmes contraintes. Les communications courtes et informelles tolèrent plus de souplesse. Les documents officiels bénéficient d’une note de style en introduction qui explique les choix retenus. Dans tous les cas, la lisibilité reste le critère principal : si la formule inclusive alourdit la phrase au point de la rendre difficile à comprendre, il vaut mieux reformuler la phrase entière.

Mettre en place une démarche dans son organisation

L’écriture inclusive gagne à être traitée comme une compétence d’équipe, pas comme la responsabilité d’une seule personne. Un guide de style clair, une formation courte pour les personnes qui communiquent, et une révision des gabarits existants suffisent souvent à ancrer la pratique durablement.

Suzie Mondésir accompagne les organisations dans cette démarche. Consultez la page écriture inclusive pour les détails ou explorez les formations disponibles.

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